L’Académie Orientaliste en Inde

Tout a commencé le 19 novembre 2010 avec un départ matinal depuis l’aéroport de Lyon Saint Exupéry pour l’Inde via Londres puisque nous avions fait le choix d’une compagnie Anglaise pour nous rendre là -bas.
Un groupe de 24 personnes.

Arrivée à New Delhi et départ immédiat pour Agra ou nous avions programmé la visite du Taj Mahal… une folie architecturale et les premières images à fixer pour peindre dans le futur.
Ce qui surprend d’entrée sur place c’est le monde… Une fourmilière, le bruit incroyable et incessant, les odeurs, la pollution, les vaches libres, les singes, l’agitation extrême, et l’apathie des Indiens malgré les klaxons… Et des couleurs partout… une armée de princesses aux pieds nus…
Le règne du système D, tous les métiers du monde y existent ou y sont inventés, « nettoyeurs d’oreilles » armés de coton tiges, presseurs de canne à sucre, restaurateurs de rue, cordonniers, raseurs, cireurs de chaussures, coiffeurs, mécaniciens, réparateurs de vélos, de pneus, soudeurs, écrivains publics, mini épicier, vendeur de souvenirs, de cacahuètes… Et même préparateurs de bouses de vaches séchées servant de combustible pour la cuisine… Mille métiers … Mille misères…
Chacun s’invente un emploi, se crée une échoppe de deux mètres carrés, se transforme en esclave tirant son rickshaw, faux guide ou rabatteur pour magasins de souvenirs pour survivre. Se frayer en permanence un chemin au milieu de la foule, des voitures, des mendiants, des bus, des vélos, des motos, des vaches, des scooters, des Vespas à trois roues ou des rickshaws est un sport unique. Un sport de survie !
Les morts sur le trottoir côtoient l’indifférence…
Malgré tout l’Inde est un pays merveilleux, gigantesque, aux palais incroyables, aux fresques colorées, aux façades incomparables d’ingéniosité.
De tous les voyages, celui de l’inde est le plus marquant.
La magie de l’Inde n’est pas seulement une expression vide de sens, elle existe réellement.
Le Rajasthan… Agra, Amber, Jaipur, Jodpur, Udaipur, Bîkaner, Jaisalmer… 2500 kilomètres d’images « pleins les yeux « qui vous donnent des envies de peindre, de peindre et de repeindre…
Des palais, des temples, des mosquées, des forteresses, des Maharadjas, de la soie, du cachemire, des pachminas, des bijoux en or et en argent, des cornacs avec leur éléphant maquillés comme des mariées… et de beaux vieux enturbannés.
Une féerie de princesses enveloppées dans leur sari frôle une misère à laquelle on s’habitue dès les premiers jours, des couleurs à profusions, des regards à peindre, des turbans, des moustaches, des sourires et de la tristesse atavique liée aux castes… Triste sort… De quoi nous plaignons nous ?
De belles fillettes, de beaux petits écoliers indiens en uniformes aux regards brillants, nourriture épicée, olfactive, attractif, curry et gingembre à la louche
Jasmin à vous faire tourner la tête…
Des croquis, des photos, des aquarelles, du crayon, du stylo, des collages, chacun est revenu avec son lot de souvenirs dans son sac, en tête ou en numérique.
Le retour chance ou malchance nous a bloqué à Londres deux nuits supplémentaires en palace et permis de faire du shopping chez Harrod’s sous une température arctique.
Une bonne équipe, une bonne ambiance, un bon groupe, 17 jours féeriques !
L’inde du sud ou le Vietnam en projet….
Dès que possible !
